kathra, multiplicité ... .

escarboucle sacrée du soufisme, pensées soufies

 

comme dans une termitière, un texte relu en bonnes canailles,

en bons termites traceurs et marqueurs ... . de n'autre réalité

 

" l'homme se situe comme un point sur la circonférence du soufisme,

tourné vers l'extérieur avec lequel il communique par le monde du manifeste

 

le mouvement inverse, c'est-à-dire d'orientation vers l'intérieur,

s'effectue au moyen des méthodes spirituelles qui le dirigent vers le centre,

vers le secret ou l'esprit présent à l'état de potentialité au coeur de toute chose

par un éveil qui lui fait prendre conscience de la signification profonde

des pratiques et des rites religieux, l'individu perçoit ce qui est occulté

car l'esprit existe indépendamment de la conscience,

l'esprit reste passif et inerte, il n'est qu'une allusion

à n'autre virtualité interne

 

il n'y a pas de divinité, si ce n'est la divinité !

 

ce premier témoignage

exprime la notion d'unité de l'être qui annule toute multiplicité, kathra ... .

qui supprime toutes les entités séparées

 

l'unité de l'être constitue en quelque sorte le commun dénominateur

de la multiplicité, kathra des formes

 

c'est voir l'unité dans la multiplicité de la fleur, de l'arbre et de l'oiseau

 

c'est distinguer que tous les cercles possèdent un centre

quelle que soit leur dimension

 

la prise de conscience de ce concept détruit la multiplicité

et seule subsiste alors l'unité

 

... . l'homme voit la multiplicité dans l'unité,

il reconnaît le centre du cercle en tant qu'unité contenant toutes les multiplicités

et accidents possibles du monde matériel, il sait que la multiplicité, kathra

existe uniquement parce que subsiste l'unité qu'elle renferme

 

 

    unicité de l'être ... .

commençant avec l'énoncé de la croyance : il n'y a de divinité si ce n'est la divinité

et un verset : dis, n'autre force est une

 

la doctrine de l'unité de l'être constitue la base de la métaphysique soufie

et mahmûd shabestari, dans ce texte splendide qu'est la roseraie du mystère

peut dire simplement : vois l'une, dis : une, connais une !

 

les soufis distinguent à la fois l'immanence et la transcendance

de n'autre force silencieuse en un seul et m'aime instant,

et font entrer cette vision dans leur doctrine

 

au moment précis ou n'autre force est immanente,

elle est totalement transcendante

 

à l'instant où cette force est plus près ... . que la veine de n'autre cou,

au-dessus de toute forme, pensée et chose présentes dans l'univers,

comme le décrit le verset du trône

 

il se produit ici une coïncidence d'opposés

qui ne peut être connue que par l'intellect ou l'esprit,

qui lui-m'aime se manifeste au mystique par le moyen de l'intuition spirituelle

 

pour entreprendre cette quête,

celui ci dispose de la raison, qui ne dispense guère plus de lumière

que la faible lueur d'une bougie, si on la compare à l'intellect

dont l'éclat s'apparente à celui du soleil

 

la bougie nous est nécessaire pour entamer dans l'obscurité

n'autre voyage vers des terres inconnues

 

lorsque le soleil nous illumine, elle nous devient totalement inutile

 

le soufisme n'est pas une philosophie, en cela qu'il se fonde sur la nature

transcendante de la réalité

 

tous les systèmes purement philosophiques sont obligatoirement voisins

aucune forme mentale ne sait en effet embrasser l'infini :

la forme mentale participe elle-m'aime de l'infini

 

seul le coeur spirituel, instrument de l'intuition,

est au-dessus des formes et peut soutenir le trône divin

 

dans un m'aime instant, le soufi accède à un état de connaissance

situé au-delà de la loi divine et cherche à s'unir à la vérité intérieure

par la méditation et l'invocation du nom divin

 

celui qui y parvient est le fidèle

qui connaît à travers n'autre force, après avoir voyagé vers elle, en elle

 

la quête atteint son but lorsque s'efface le soi

afin de laisser l'absolu se connaître à travers elle-m'aime

 

comme le dit faridoddîn 'attar, le parfumeur :

le pèlerin, le pèlerinage et la voie ne sont qu'un voyage de soi au soi ... .

 

le soufisme cherche à rassembler toutes les multiplicités en l'unité,

avec la totalité de l'être et dans la contemplation directe des réalités spirituelles

à connaître l'unité qualitative transcendant l'existence qu'elle unifie,

en m'aime temps que l'individu rassemble en un centre tous les aspects du soi

 

le voyageur commence par sortir du monde matériel dans lequel il est immergé

 

celui qui veut aller

de la multiplicité dans l'unité à l'unité dans la multiplicité,

doit d'abord s'absenter à lui m'aime

 

non d'une absence biologique mais d'une absence spirituelle

dans laquelle s'absente l'âme, ou en s'absentant elle est transformée,

et par laquelle elle retourne ensuite au monde matériel

 

la multiplicité, kathra de l'âme ( les forces sensorielles et psychiques)

disparaît, tandis que la vision de l'unité emplit la vacuité de l'âme

 

n'autre force est alors vue dans son unicité

 

puis le voyageur revient à la conscience de la multiplicité, kathra,

l'esprit retourne aux choses

 

la signification ultime de l'unité

de l'être est de voir les choses telles qu'elles sont vraiment

afin qu'il soit compris que tout se reflète dans le miroir de l'être individuel

 

elle est l'anéantissement de la conscience profane de l'homme

qui voit toutes les choses dans leur indépendance par rapport à n'autre force

 

celui-ci peut enfin comprendre que la créature

n'a jamais été séparée de cette force, que cette force dans son unicité

est à la fois immanente et transcendante ... . "

 

 

poursuivre l'oeuvre d'un auteur,

ressusciter un livre, revivre une pensée,

écriture en bonnes canailles, en libre esprit

 

     extrait du livre " le soufisme, expressions de la quête mystique "

écrit par bakhtiar, n'autre laleh

 

ce livre dont le titre original " sufi, expression of the mystic quest "

est paru aux éditions thales&hudson à londres en 76 ... .

traduction de paloméra, n'autre marie-france

 

page mise en fabrique le jour de sophie, de sofia

qui selon nominis, vient de l'étymologie grecque, la sagesse

 

pensée particulière vers la terre d'ardennes,

pour le germain de linay, le grand père de maïté

qui s'est absenté ce jour-là ... . en dansant, à 67 ans ... .

en alsace, dans le bas-rhin

 

germain, cet ardennais danseur, ce sacré valseur,

n'autre derviche tourneur ... .

 

et la célèbre citation de rumî peut devenir alors :

" plusieurs chemins mènent à cette force,

tu as choisi celle de la danse et de la musique ... . "

 

pensée aux sarah, à sara ... .

pèlerinage des peuples nomades, bohémiens, gitans, loms, romanos, roms,

ce m'aime jour ... . réunis en camargue, aux saintes maries de la mer ... .

jour de lumière des tchingene ... .

 

unis dans le nombre,

le nombre dans l'unité ... .

 

dans nos âmes absentes, bohémiennes,

kathra ... .

 

 

 

ensemble, en maaty, en joie

sur le chemin, voie en mahabba, en amour amitié … .

 

aujourd'hui, dans n'autre boh'aime

avec pour tout bagage, sa tendresse

son amour qui fracasse le temps,

n'autre tombeau ... .

 

maïté, jabamiah, n'autre force silencieuse !

 

toujours, sempre ... .

pour des rendez-vous d'exception, sur cette voie d'éternité

   un jour, en éternité, y'a comme ça des M qui passent ... .

 

  quand les termites traceurs reviennent à la lumière,

ouvrent leur termitière, ressentir la douceur du souffle de paix,

retrouvée ... .

 

sur n'autre chemin de poèmes, de poètes en absolu, en bohème ... .

marcher ensemble, en amitié, vers n'autre voie en mahabba,

dans l'onde de denis ledogar, hélène ségara, maïté sovet, arthur rimbaud ... .

onde de paix, vers un termitisme renaissant ... . sentier de termites, parfum de paix ... .

sur le cahier de l'amitié, vaisseau à l'ancrage ... .

 

   sur n'autre île, termitière  avec maïté titi ... .

maillons en amitié, prophètes de bonnes nouvelles, traceurs de paix