montségur, la colombe d'esclarmonde ... .

 

nul ne sait et ne saura, cette âme cathare,

chacun ressent et espère ... .

 

quel compagnon a pu choisir esclarmonde, pour son départ ?

à montségur, nul ne sait ... . anne a raison

 

sur le cahier quand on parle d'anne,

on parle de montaillou, de la famille brenon,

famille de coeur

 

à montségur, quelle esclarmonde ?

pour nous, elle a un nom, esclarmonde de pereille,

esclarmonde de pereilhe, un regard ... . sur le monde,

un regard d'ado qui nous interroge ... .

 

autour d'elle,

elle a vu se déchirer les corsets, bombiner les mouches

dans son coeur, elle cache sa douceur

 

à montségur, dans le silence ... .

 

autour d'elle,

elle a vu pleuvoir les boulets de neige, s'enfuir les graines d'ombelle

dans son coeur, elle réfugie sa tendresse

 

à montségur, dans le silence de l'espoir ... .

 

autour d'elle,

elle a vu se briser les rires de son enfance, les lèvres de sa jeunesse

dans son coeur, elle dessine au point de croix, son chemin

 

pas assez de temps pour protéger son clair esprit,

juste le temps pour préserver un peu de blancheur,

du temps pour contempler en pureté

 

à montségur, dans le silence de l'espoir

d'un temps pacifique ... .

 

trop tôt, à quinze ans,

ce jour-là, dans l'absence de chevaliers d'amour, de moines de paix

ce jour-là, à la sortie de son hiver,

dans l'abandon du défenseur de la couronne,

dans le nihil du souverain d'absolu

 

tous restés aveugles à son appel !

 

dans le rouge saignant des épées,

dans le rouge hurlant de son coeur,

dans le rouge brûlant des mitres,

dans le rouge aimant de ses mains

 

à montségur, dans le silence de l'espoir

d'un temps pacifique, tant attendu, esclarmonde ... .

 

dans son destin, dans son regard, dans ses yeux,

elle garde, elle sauvegarde sa colombe,

la m'aime ... .

 

 

à tire d'aile

sa colombe nous revient sans cesse

pour nous dire que le monde n'est pas encore prêt,

que l'arche doit encore attendre, qu'il y a encore trop d'écueils sur la mer,

pour n'autre vaisseau

 

le roucoulement de sa colombe, sa douleur, sa douceur

reste un chant quotidien, le gémissement de n'autre espoir

 

les ailes de sa colombe sont légères,

loin d'être chargées d'argent, surchargées d'or,

dans son éclat, sa simplicité, dans sa légèreté,

dans son vol, elle enrichit, éclaire nos journées

 

le nid de la colombe d'esclarmonde est toujours aussi haut perché,

au sommet d'un rocher, d'une montagne, d'un pog,

d'un termitière, d'une cathédrale, cela nous semble si inaccessible

pour une paix, jour après jour, gravir pierre après pierre ... .

 

quand sa colombe nous revient, plus pacifique encore,

elle se laisse approcher, caresser

à la croisée du blanc et du rouge, juste avant, juste après ... .

elle apporte à n'autre coeur,

le parfum de la rose ... .

 

à tire d'aile, avec elle

continuer sur n'autre chemin

 

sur les voyelles de son coeur,

marcher avec elle, voler avec sa colombe

 

elle nous guide vers ... .

vers de nouveaux horizons,

vers des pages qui unifient esclarmonde, arthur et bien d'autres, avant et après ... .

 

à quinze ans, toutes, tous,

des enfants de l'amour, du bel amour, du vrai,

dans la maturité de leur vie,

dans leur bonne raison, dans leur travail du bien ... .

 

elle, elles nous guident vers un nouveau printemps

pour que revienne le temps

où le laurier reverdira ... .

 

 

à tire d'aile,

avec eux, avec elles, suivre leur colombe,

poursuivre n'autre chemin

 

les photos pour cette page sont empruntées,

à chacun son hasard, son destin ... .

n'autre " emconscient " nous joue un nouveau tour ... .

 

les photos sont issues du livre de fernand sur les cathares de montségur,

pour nos termites, les 2 couleurs sont choisies ... .

 

ressusciter une pensée, un mot, un livre, une auteur !

 

parmi plusieurs livres, reprendre celui de david

qui nous offre d'autres pages dans le cahier de l'amitié

et sur rimbaud, n'autre arthur

 

comme un second souffle !

 

sur son aile, sur l'aile de la colombe,

avec elle, esclarmonde et les autres

 

dépasser le cap rouge ... .

 

et voilà tout simplement ce que nous dit david :

u vert, la fin d'un cycle ... .

 

analysons d'abord la symbolique du vert et du quatre

 

" tout se met au repos ... . le vert absolu est la couleur la plus calme qui soit

elle n'est le siège d'aucun mouvement

 

elle ne s'accompagne ni de joie, ni de tristesse, ni de passion

elle ne demande rien, elle ne lance aucun appel

 

cette immobilité est une qualité précieuse et son action est bienfaisante

sur les hommes et sur les âmes qui aspirent au repos

 

ce vert est comme la vache grasse, saine, couchée et ruminante,

capable seulement de regarder le monde de ses yeux vagues et indolents "

 

ce n'est pas rimbaud qui s'exprime ainsi,

c'est kandinsky dans " du spirituel dans l'art "

 

en écrivant ce texte, le peintre a t'il pensé au sonnet des " voyelles " ?

nous avons là, cette paix des pâtis, ce repos que recherche

le sage à la fin de son labeur

 

mais le vert n'est pas que passivité

 

kandinsky ajoute : lorsque le vert absolu cesse d'être équilibré,

il monte vers le jaune, s'anime, prend de la jeunesse et de la gaieté ;

l'addition du jaune lui communique une force active

le vert est une couleur humaine

 

le secret du vert consiste en ce qu'il renferme le flux de la vie

le graal, vase sacré dans lequel est recueilli le sang du christ, taillé dans une émeraude

 

cette couleur témoigne évidement de la poussée vitale du printemps,

du renouveau de la nature, de l'espérance, de la paix,

de la connaissance, du salut ( islam : le vert est la couleur de l'oasis )

 

rimbaud associe le vert à la quaternité ... .

le quaternaire est le nombre du carré et de la croix ; il représente

dans toutes les civilisations, la totalité

 

il y a quatre éléments, quatre points cardinaux, quatre saisons,

quatre fleuves du paradis, quatre évangélistes ... .

 

c'est un signe de perfection, de fin de cycle

( quand on parcourt les pointes de la croix )

 

chez jung, la quaternité exprime la totalité des processus psychologiques

conscients et inconscients, la psyché entière

 

c'est cette totalité qu'exprime chez rimbaud, le mot cycles

 

lorsque nous atteignons la quatrième voyelle du sonnet, le u,

nous avons accompli un cycle complet,

a, e ,i, u, nous faisant parcourir le quaternaire

 

notre savoir est complet, notre expérience totale

nous pouvons, soit recommencer, un autre cycle a e i u,

soi passer au cinquième terme central, le o,

qui nous fait sortir de la dialectique cyclique

pour entrer dans le domaine de la métaphysique

( au centre, les contradictions des oppositions,

base de la dialectique n'existent plus )

 

cycle, en grec kuklos, signifie cercle, roue, couronne, mouvement circulaire

 

rimbaud fait ainsi allusion aux cycles cosmiques mais surtout à ses cycles personnels,

cycles alchimiques qu'il a symbolisés par les voyelles

 

paix des pâtis semés d'animaux

 

la couleur verte est celle des prés

et des animaux qui paissent, des moutons, des boeufs

 

ce qui nous fait penser à la célèbre gravure du mutus liber montrant l'alchimiste et sa femme

recueillant la rosée céleste devant la prairie que parcourent le bélier et le taureau,

signes du zodiaque nous prouvant que nous nous trouvons au printemps,

époque où les spiritus mundi descend en abondance sur la terre

la couleur verte est d'ailleurs celle de l'esprit universel

 

... . paix des rides que l'alchimie ... .

 

la paix des rides suppose le succès de l'alchimiste

( son labeur achevé " les fronts studieux " ), il peut enfin profiter

de la vieillesse et goûter aux joies conquises

 

nous avons volontairement laissé de côté " vibrements divins des mers virides ",

phrase obscure et tarabiscotée, jugée sévèrement par certains critiques

 

certes, si malencontreuse est la phrase que nous, qui faisons confiance au " talent "

de rimbaud nous demandons si l'enfant terrible ne l'a pas écrite exprès,

par défi, pour nous signaler à demi un nouveau tour de passe-passe

et s'amuser de nous voir errer

 

" vibrement " est un mot latin : vibramen,

action de darder ( la langue en parlant des serpents )

 

et si ce mot nous indique simplement de lire phonétiquement

la phrase entière en latin ?

 

celle-ci en effet s'achève par viride, vert ( viridis )

qui est aussi un latinisme

 

alors ?

tentons notre chance !

 

vibrements divins des mers virides

 

rappelons qu'en latin, le v et le u s'écrivent, se prononcent pareillement

 

les devises latines présentent souvent une formule abrégée

en ce qui concerne les désinences

 

nous obtenons ainsi la phrase suivante :

vibrat mens, divino, demerui, rideo

 

selon cette interprétation :

- vibramen se décompose en vibrat ( s'agite ) et mens ( pensée, intelligence ) :

mon intelligence s'agite

- divino : je devine

- demerui ( parfait de demereo : gagner ) : j'ai gagné

- rideo : je me réjouis

 

nous obtenons :

" ma pensée s'agite - je devine - j'ai gagné - je me réjouis "

 

qu'il parle en son nom propre ou en celui de son lecteur alchimiste

ayant atteint la fin du cycle ( et ayant déchiffré le rebus ), rimbaud

pousse un cri de victoire

 

il a gagné !

 

le vers énigmatique ressemble finalement

à ceux que l'on trouve sous les blasons alchimiques

 

on peut évidemment traduire autrement cette phrase sibylline

il est ainsi loisible d'obtenir d'autres versions analogiquement équivalentes

dont nous laissons l'initiative à nos lecteurs

 

rappelons le sens profond de u vert :

ce stade signe la fin d'un cycle

et apporte à celui qui l'atteint la plénitude de la connaissance,

la force de la maturité, la sérénité

du travail accompli

 

... . c'est l'âge des récoltes

 

 

esclarmonde, arthur et les autres ... .

sont arrivés à ce stade, à ce travail là ... .

 

dépasser le cap rouge ... .

avec la colombe de n'autre esclarmonde ... .

 

 

les photos du pays de montségur sont issues du livre de fernand,

château où se réfugie esclarmonde de pereille, proche de montaillou où bat si fort le coeur d'anne,

où reverdit n'autre laurier avec la famille brenon ... .

 

sur n'autre chemin de poèmes, de poètes en absolu, en bohème ... .

marcher ensemble, en amour, en amitié, vers n'autre voie en mahabba

 

entre voix jeunes et voies anciennes, routes de tradition

entre mont, motte d'ardennes et pic, pog des pyrénées

 

dévoiler une route, un chemin entre esprits cathares du sud et âmes cathares du nord,

sentiers entre pensées cathares de montségur, de montaillou

et essences cathares d'yvois, de linay, voies des coeurs qui oscillent

entre rose océane et warda d'orient, voix des coeurs qui vibrent

entre vérité et pureté ... .

 

vibrer, osciller dans l'onde bonne et généreuse de paix

 

    cette page est dédiée à l'ami jean, n'autre cabot ... .

qui nous a souvent offert son sourire ... .

caresser sa photo pour le découvrir

 

mise en fabrique le jour de colomban ( 3 )

encore le hasard ... .

 

sur n'autre chemin de poèmes, de poètes en bohème ... .

marcher ensemble, en amitié, vers n'autre voie de pureté, dans l'onde d'esclarmonde,

arthur rimbaud, maïté titi, anne de montaillou ... .

vers un termitisme renaissant ... .

 

sentier de termites, parfum de paix ... .

 

le cahier de l'amitié, vaisseau en partance ... .

   vers n'autre île        en bohème     ... .

avec les maillons poètes, poésie de n'autre boh'aime