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ô destin de sarah ... .
destin de tchingene ... .
cela peut se passer en camargue
cela peut se passer en égypte
se passer ailleurs comme ici ... .
maintenant
aux saintes maries de la mer ... .


tu sais, peuple gitan ... .

forgé dans ton errance
toi le peuple gitan
sais le poids de souffrance
chant de mer et de vent
les femmes et tes mères
ont porté sur leur dos
les destins éphémères
enfantés en fardeau

où l'âme bohémienne
puise au creux de son coeur
l'odeur, terre de sienne
d'un voyage en couleur

leurs yeux gardent en lumière
comme un effet miroir
l'envers de nos paupières
qui s'ouvrent dans le noir
le regard imparable
ne se détourne pas
du chemin immuable
dans l'empreinte des pas
de tout un lent exode
recueilli dans leurs yeux
où leur espoir s'érode
à l'exil de leur feu

la brûlure intérieure
aux cierges de sarah
fait la foi impérieuse
et le ciel un peu bas
qu'attends-tu, tchingene ?
où s'écrira ta loi ?
tu sais bien que tu ne
peux être qui tu crois
et qu'aux saintes maries
loin du prix des pressions
ta liberté se prie
et s'offre en perfusion !
tu es dans la lignée
de tes cris ancestraux
et la lame irisée
ramène le bateau
femmes, dans tes pensées
aux naufrages éternels
gardent l'aube allumée
pour dresser ton autel !

près de sarah,
quand les flammes se dédoublent,
quand les cierges restent lumière du coeur

quand brillent le message de milliers de coeur
dans ces regards,
s'interroger dans ces yeux en miroir
quelle sont les pensées de n'autre tchingene ?
maïté en face à face,

maïté aux saintes maries de la mer,
aux pays des gitanes, en terre bohémienne
un an après le départ
de son grand père, son pépère germain
lui qui repose à linay en terre d'ardennes
est-elle encore ici ou ailleurs, à l'aube de ses 11 ans,
est-elle déjà trop loin, dans le futur de son temps ?
sait-elle déjà pour son avenir ?
connaît-elle son destin ?
ô maïté
en quête d'authentique
ô maïté
en quête d'un temps antique
au sens noble de ce mot,
retrouver les sources du monde antérieur
quand le monde appartient au genre social
quand le monde appartient aux êtres sociaux
quitter l'artificiel,
fuir le superficiel
se libérer d'un monde où émotion
rime avec invention,
rime avec prétention
loin de toute compassion,
loin de toute ascension
lointaine communion ?
que lui disent, lui répondent
les lignes de sa main adolescente ?
maïté, une main en bohème,
une main sur le coeur en destinée ?
maïté signe quelques années plus tard,
ses messages, sur internet, avec son pseudo
tchingene
parce qu'elle vient de rencontrer une voix divine,
une chanteuse au destin bohémien ... .
suivre une voix,
vivre sa voie ... .
une voix la guide ... .
foi en émotions, voie vers n'autre loi
dans le chant de l'amitié, dans le feu de l'amour
sentier de gitane, mer de bohème
âme gitane, onde bohémienne,
vers son destin de tchingene
page mise en fabrique le jour de marlou, gisèle, mesme,
de nil (4) ... .
alors qu'on cherche dans le coffre à photos, un " t'aime "
pour la prochaine page sur le cahier
inconscient, emconscient
hasard, synchronicités, synchronicitem
parce que partout règne, vibre le son " t'aime"
destinée, providence, nul ne pourra vraiment le dire
laisser son coeur guider n'autre regard
tomber sur ces photos prises aux saintes maries de la mer
pendant qu'on rédige cette page, destin de sarah,
son hélène, son esméralda, tchingene dans son enfance
fait une apparition à la télévision sur france2 chez michel drucker,
à l'émission " vivement dimanche "
parmi les invités, hélène ségara, son idole
une émission à double entrée,
dédiée à bruno devenu orlando, le frère de yolanda,
devenue dalida
à dalida l'égyptienne ... .
sur n'autre chemin de poèmes, de poètes en bohème,
marcher ensemble, en amitié, dans l'onde de maïté titi, hélène ségara
vers un termitisme renaissant ... .
sentier de termites, parfum de paix ... .
le cahier de l'amitié, vaisseau en partance ... .
vers n'autre île
en bohème
... .