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infinie ... .

" l'infini a la possibilité de prendre l'apparence d'autre chose que lui,
et c'est le fini
le fini est effectivement, existentiellement autre que l'infini, mais en essence,
il n'est autre que lui
il n'y a ni confusion entre l'un et l'autre, ni séparation totale entre eux
le fini, le relatif n'est pas absolument autre que l'infini,
en vertu de son essence infinie même ;
ce qui vaut aussi pour ses perfections relevant de la perfection de l'infini
si le fini, le relatif est absolument autre que l'infini
- qui, en lui-même, est l'absolu, - il est un autre absolu,
et il y a quelque chose en dehors
de celui qui n'a pas de limite et ne laisse, partant,
rien en dehors de lui
le fini est dans l'infini, comme le terme même qui le qualifie
est dans celui qui désigne ce dernier
étant dans l'infini, le fini est affirmé par lui, en même temps
qu'il est nié par la signification,
la vérité, la réalité de l'infini
étant affirmé par lui, le fini est actualisé, créé par lui ;
étant nié par lui, il est relativement séparé de lui
et finalement résorbé en lui
donc, le fini n'est que relativement détaché de l'infini :
dans son essence, il demeure uni et identique à lui
il n'y a qu'une discontinuité relative entre l'infini et le fini,
l'infini même étant la continuité sous-jacente et immanente au fini
sans l'infini, il n'y a pas de fini ; dans continuité sous-jacente entre l'un et l'autre,
ce dernier ne peut être crée " à l'image et selon la ressemblance " du premier,
et l'écriture ne peut pas dire non plus que l'âme de l'homme est une lumière,
ou que le fini est une portion de l'infini : un particularisation illusoire
de celui qui n'a point de parties ... .
cependant, il n'y a pas de discontinuité absolue entre le fini et l'infini
" je suis lui et lui est moi ... . "
il est vrai que, que s'il est toi, c'est toi qui es toi-même
il est toi en étant lui-même en toi ... .
si dans ton apparence existentielle tu es autre que lui,
dans ta réalité essentielle tu n'es autre que lui
" je suis à mon bien aimé et mon bien aimé est à moi ... . "
" je suis " veut dire ici, tout d'abord, je suis en tant que " moi "
; et étant que moi, je ne suis pas lui, mais je suis " à lui ":
je lui appartiens - symboliquement et imparfaitement parlant -
comme une goutte d'eau à la mer
mais lorsque mon amour pour lui est " fort comme la m... . ",
mon " moi ", mon âme, tout mon être particulier se liquéfie jusqu'au fond en lui,
et je ne suis plus que l'océan sans rivages de notre béatitude une et indivisible :
je suis devenu mon bien-aimé
alors " mon bien-aimé est à moi ", à tel point que, si je reviens de lui à moi,
tout de moi est à lui : " je suis à mon bien-aimé "
totalement, comme il est dès lors mon tout ainsi que l'affirme françois :
" mia ... ., mia tutta "
... .
l'un révèle à l'autre qu'il est la réalité unique au sein de toute apparence,
la source immédiate de toute vie, de toute lumière ... .
le fini a un commencement et une fin ;
la fin du fini coïncide avec sa résorption
dans son essence, qui est infinie, éternelle :
elle est ce qu'elle est, après l'existence du fini,
comme pendant son existence, et avant son commencement .. .
éternel ... . "
texte de léo
infinie ... .
douceur et goutte de mer
infinie
absolue, bien aimée
infinie
appelée par l'abîme
infinie
tendresse et nuée bleue
infinie
... . dors, n'autre coeur veille ... .
le livre de léo est paru aux éditions mystiques et religions
sous le titre " naissance à l'esprit "
et s'apercevoir aujourd'hui,
en le prenant à nouveau en mains, le coeur " levé "
qu'il est sorti, la m'aime année, le mois suivant la naissance de maïté ... .
page mise en fabrique le jour de clarisse ( 3 )
sur n'autre chemin de poèmes, de poètes en bohème,
marcher ensemble, en amitié, vers une voie de pureté, dans l'onde de léo ... .
vers un termitisme renaissant ... .
sentier de termites, parfum de paix ... .
le cahier de l'amitié, vaisseau en partance ... .
vers n'autre île
en
bohème
espace poète
... .