ainsi parla ... .

ainsi parlait vagabonda

le bouge au corps, et l'âme errante,

aux nuits des creux de son combat,

sous la pluie d'étoiles filantes

 

qui abreuvait sa soif de tout,

jusqu'à la faim d'un autre espace,

et jamais fin, jamais au bout

de ce qui vient, qui nous dépasse,

 

pour nous mener un peu plus haut,

au jamais feint de l'espérance,

qui nous fait tomber en lambeaux

mais au creuset de nos croyances !

 

ainsi parlait zarathoustra,

un infini entre deux crêtes,

quand il tendait au ciel les bras

devant âpreté de la quête

 

ainsi caresse moi le front

et donne un rebond à l'envie

quand je perds l'or de l'horizon

dans le charbon de l'apathie

 

celle qui glace et qui pourfend

lorsque le coeur n'a plus la force

au joug forcé du prix du sang

qui se déchaîne sous l'écorce

 

de l'arbre poli par le vent

tendu, arqué,mais qui résiste

aux soubresauts de nos carcans

démantelés au nu des pistes

 

roseau plié, mais pas rompu,

la laxité a ses audaces,

la souplesse de l'ingénu

désarme tout, ou bien agace

 

l'adaptation à son milieu,

de rôles fins en jeux de glace,

nous arrête au bord de l'aveu

des failles d'un moi bien fugace !

 

ainsi parlait ton anima,

la transmission des énergies,

qui mène de vie à trépas

dans la fusion des galaxies !

 

ainsi parlait acadabra,

sous ses volutes de magie,

à bras, à cas, bracadabra ... .

les jeux de maux font la folie !

 

car l'homme est au creux d'un magma,

fracas de lave incandescente,

et il n'arrête pas ses pas

tant qu'il sent la vie bouillonnante !

 

forgé aux vapeurs de l'etna,

et mesurant sa démesure ,

fissions et changements d'état

à mesure que la lave épure !

 

osons, encore, un peu grimper,

quitte à tomber dans le cratère,

de ces lois qui font regimber

tant elles nous apparaissent austères !

 

et c'est là, face à l'infini,

qu'on connaîtra la délivrance

du poids du dit, ou du non dit,

au mandala de nos offenses ... .

 

ainsi parlait émerveilla,

en voyageur de tous possibles,

quand il croisait en ici-bas

un regard clair et indicible !

 

ainsi parlait je ne sais pas,

aux limites de nos complies

des mots qu'on trouve en au-delà

de nos vérités ressenties

 

le sage au silence rendu

s'est absorbé dans sa pensée,

mon coeur, battement suspendu

a syncopé sa mélopée ... .

 

main dans la main vers l'absolu

au pas ténu de nos attentes,

sur une crête, ou bien un talus,

aller plus haut qu'on ne le tente !

 

ainsi parlait amouraima,

avec tendresse ou passion folle,

en chevalier de ses états,

aventurier du plus beau rôle ... .

 

en compagnon de dures lois,

dans la noblesse de nos causes,

les yeux tendus, sens aux abois,

vers le seul être qui nous pose

 

en quelque part, deux infinis,

je est en lui, " je est un autre "

le feu qui couve au ralenti

embrase l'un en son apôtre

 

ainsi, moi, je parle de toi

je est en nous, je est dans l'autre,

avançons là où il fait froid,

l'aube s'irise et devient n'autre !

 

sam

 

au confins de son île

au bord de l'etna en sicile

il y a toujours un arbre, un morceau de bois

et m'aime l'arbre de l'olivier, un arbre de paix ... .

 

pour faire vivre, laisser survivre n'autre termite

celui qui est en chacun de nous, enfoui

aux confins de n'autre vie ... .

 

page mise en fabrique le jour de dominique et d'hugoline ( 3 )

 

sur n'autre chemin de poèmes, de poètes en bohème,

marcher ensemble, en amitié, vers n'autre voie de pureté, dans l'onde de sam ... .

vers un termitisme renaissant ... .

 

sentier de termites, parfum de paix ... .

 

le cahier de l'amitié, vaisseau en partance ... .

   vers n'autre île        en bohème     espace poète ... .

avec les maillons poètes, poésie de n'autre boh'aime