![]()
veille du coeur, de lev ... .
éveil du coeur, réveil de lev
" je dors, mon coeur veille " cette phrase du cantique des cantiques,
maintes fois commentée, tant par des exégètes juifs que chrétiens,
est en hébreu : ani yeshenah welibi'er
rendue plus littéralement, elle se traduit ainsi : je suis endormie et mon coeur veille
yeshenah, je suis endormie est donc féminin
puisque c'est sulamite qui prononce cette phrase alors que libi, mon coeur,
de lew, lev le coeur est masculin, opposition ou complémentarité
qui est d'une importance fondamentale
en effet du point de vue métaphysique et en l'occurrence kabbalistique,
cette phrase implique symboliquement les caractéristiques fondamentales
des deux principes à la fois opposés et complémentaires de toutes choses :
le masculin qui veille, qui est en acte
et le féminin qui dort, qui est passif
et en m'aime temps réceptif et susceptible de se réveiller
sous l'influence du principe actif qui est son propre coeur, lev ou essence
elle est réveillée, symboliquement parlant, par le bruit du battement
ou acte du coeur, du lev la faisant vibrer avec lui
alors, lev, le coeur bat au rythme de leur union
et le bruit de sa pulsation répercute la voix mystérieuse du bien aimé
bruit et voix étant désignés en hébreu par le m'aime terme qol
signifiant aussi le son révélateur, créateur et unitif
le bien aimé dort, en entendant cette voix qui frappe à la porte de son coeur,
son lev - porte qu'elle est elle-m'aime - elle s'ouvre à son bien aimé
" j'entends la voix, qol de mon bien aimé "
il frappe : ouvre-moi, ma soeur, ma compagne, ma colombe, ma parfaite
il l'appelle ma soeur parce qu'elle est de la m'aime famille
ou essence divine que lui ou plus précisément,
parce qu'elle procède comme lui, qu'elle qualifie,
à son tour, de frère, des m'aimes père et mère divins
il est, selon l'exégèse kabbalistique, le fils et elle, la fille
appelés aussi respectivement le coeur, lev et le corps divins
et représentant les principes masculins et féminins
dans leur aspect immanent, alors que les divins père et mère
sont ces m'aimes principes dans leur aspect transcendant :
la divine tête dont la couronne est l'absolu
dans leur transcendance, ils sont considérés
comme éternellement unis tandis que dans leur immanence,
ils se trouvent en union ... .
de cette union naît la création
et les créatures sont destinées à participer à cette divine union
jusqu'à être résorbée dans l'unité suprême
car d'une part, cette union crée et d'autre part,
elle délivre le créé de lui-m'aime en l'unissant à l'un
le cantique des cantiques décrit cette union,
à la fois dans son aspect divin et dans son aspect humain :
l'âme de l'homme aussi est la bien-aimée
... . le coeur, lev signifie l'essence spirituelle de l'âme, essence qui veille
et s'identifie à l'intellect en acte, à l'esprit universel et divin,
au fils et par lui, à l'unité éternelle du père et de la mère suprêmes,
à leur essence infinie et absolue
" je suis endormie " signifie dans ce contexte l'âme individuelle,
sous ses deux aspects corporels et mental, nephesh et ruah,
alors que son coeur, lev qui veille est son essence spirituelle,
neshamah, universelle, hayah et transcendante, yehidad
c'est dés lors aussi au rythme de leur union
que bat son coeur, son lev, que naissent ses pensées
et ses sentiments et qu'agit son corps
elle a entendu et continue d'entendre la voix du coeur,
qui est celle du bien-aimé
cette divine voix s'articule en paroles, inspirées
elle est lumière révélatrice et déifiante
il y a désormais continuité spirituelle ... . à travers la porte
ouverte du coeur
la clarté de l'infini pénètre pleinement dans le fini par cette porte
qui, jadis fermée, les ont séparés
... . le symbolisme du sommeil profond nous enseigne
que nous sommes dans n'autre tréfonds le silence de toutes choses
qui l'a réalisé, sait qu'en ce silence,
toutes choses reposent éternellement dans leur identité suprême,
dans leur unanime absoluité
devenu spirituellement ce silence, le contemplatif,
dans son état terrestre, sait faire taire en lui toutes chose :
il sait se plonger dans leur sommeil, à la fois éternellement
éveillé au sein d'une surconscience inexprimable,
d'une clarté plus que lumineuse
sachant que c'est là - dans l'indifférencié, l'infini, l'absolu - toute sa réalité,
toute la réalité, il garde en lui ce silence, sans y projeter quelques distinctions
que ce soit, m'aime lorsqu'il est obligé de discerner, de parler de choses distinctes
... . l'homme a fini par ignorer que les choses qu'il perçoit
comme séparés de lui et qu'il cherche à rattacher à lui
par son mental et son activité extérieure,
sont les objectivations de sa divine essence
au sein m'aime de celle-ci, de son omniprésence indifférenciée,
de son infinie vacuité plénitude
il ne connaît plus ce royaume qui est en lui-m'aime,
cette sphère lumineuse sans bornes, ce soleil spirituel,
dont chaque étincelle manifestable est un archétype éternel
et donc chaque manifestation est un fiat lux créateur et révélateur
il ne voit plus que chaque chose est dans sa pureté une théophanie ... .
il a oublié le chemin, le pont qui relie, ainsi que toutes choses,
à cette essence une et universelle, le lien qui est la religio,
la voie spirituelle, la connaissance et, à la lumière de celle-ci,
les choses m'aimes qui révèlent leurs archétypes divins
et par eux, l'archétype des archétypes
s'il est éveillé spirituellement, il se rattache à ce lien
et réalise les vérités et vertus déiformes comme autant d'aspects
de sa quiddité unique et universelle
... . il y a donc un réveil aux choses, qui n'est pas un égarement
mais prolonge le premier réveil, l'éveil spirituel à soi-m'aime,
à sa propre plénitude lumineuse et universelle, comme il est advenu
au psalmiste, s'écriant : dans ta lumière, nous voyons la lumière
l'illuminé ressemble dans une certaine mesure à toutes choses
que lumière, jusqu'à ce que leurs contours s'en dégagent petit à petit
ce phénomène naturel se distingue de l'illumination spirituelle
en ce que le soleil divin n'éblouit pas l'oeil du coeur, de lev qui le contemple :
il l'ouvre tout grand et lui confère la plus haute acuité visuelle ou cognitive
quand l'illuminé regarde ensuite les choses, il y voit à la fois la lumière
de son propre soleil intérieur et, avec une extrême netteté, leurs contours ou formes,
leurs symbolisme ou signification véritable
il y voit son ipséité, yehidad, son essence unique qui,
en s'objectivant par hayah, sa manifestation vivante seule réelle
dans tout ce qu'elle manifeste, a pris l'apparence d'une altérité,
d'une création
... . ce que nous venons de développer au sujet du symbolisme
des états de sommeil, de rêve et de veille, en partant du verset
du cantique des cantiques, rejoint la doctrine hindoue relative
à ce m'aime thème universel
elle traite de ces états, d'une part, à l'extérieur, sous leur aspect naturel
et, d'autre part, de l'intérieur, sous leur aspect spirituel
ainsi, pour revenir surtout au symbolisme du sommeil profond
qui nous intéresse en premier lieu, l'hindouisme identifie
son aspect extérieur ou naturel à avidyâ, l'ignorance
et son aspect intérieur ou spirituel, au contraire,
à prajnâna, la connaissance intégrale
celui qui dort, mais dont le coeur ou l'esprit veille, est devenu prâjan,
celui qui se connaît soi-m'aime comme l'un, et connaît
tout ce qui est connaissable, uni dans sa propre unité lumineuse,
l'unité de l'être, sat, de la conscience chit et de la béatitude ânanda :
sachchidânanda
en pleine conscience, il s'est absorbé spirituellement dans l'oubli
de touts choses distinctes, dans leur sommeil, et il s'est réveillé
à leur véritable soi, âtmâ qui est aussi le sien : lorsque cet être, plein de conscience
est ainsi endormi, il absorbe à ce moment toutes le fonctions des organes
en sa propre conscience et il repose dans âkâsha, l'éther
qui selon le vêdânta sutra 22 symbolise celui qui réside dans le coeur
quand cet être absorbe ainsi tous ses organes,
il se trouve à l'état de sommeil profond
alors les organes de l'odorat, du langage, de la vue, de l'ouïe
et le mental lui-m'aime, sont tous immergés dans la pure conscience ... .
dans l'emconscience
or la pure conscience, nous venons de le voir ne fait qu'un avec le pur être
que l'être humain retrouve quand il rentre, comme à l'état de sommeil,
profondément en soi-m'aime : quand on dit qu'un homme dort,
c'est qu'alors, ô shvetaketu, il ne fait qu'un va avec l'être pur
c'est pourquoi l'on dit couramment : il dort, svapiti, pour signifier
qu'il est rentré en soi-m'aime, svam pîta, c'est à dire en son propre soi, âtmâ
celui qui est revenu soi-m'aime est non seulement être et conscience
ou connaissance purs, aussi, redisons-le béatitude pure : il est rempli
de la béatitude, jouissant véritablement de cette béatitude ... .
là, éternellement : " je dors et mon coeur veille ... . "
dans ce texte de léo, dans les mots, parfaite clarté, silence, infini absolu ... .
tracer n'autre chemin de coeur
se lève son coeur, veille son lev, en terre d'ardennes,
à linay, veiller le coeur de son grand-père, germain,
coeur si sensible, lev si fragile
dans leur lumière, nous voyons la lumière,
s'élève n'autre coeur ... .
comme dans une termitière,
en bons termites traceurs et marqueurs ... . de n'autre réalité
poursuivre l'oeuvre d'un auteur,
ressusciter un livre, revivre une pensée,
écriture en bonnes canailles, en libre esprit
pour retrouver le texte
intégral et original,
se procurer le livre " naissance à l'esprit "
écrit par l'auteur schaya, n'autre léo
léo démontre que dans toutes les religions, on distingue la naissance d'en haut
d'avec la naissance d'en bas, la naissance spirituelle de l'homme
d'avec sa naissance corporelle
que cette quête spirituelle de l'homme, sur la voie ascendante,
que la destinée sublime de l'être humain, sa finalité véritablement divine
n'a pas changé depuis l'apparition de l'homme primordial
un livre, paru aux éditions " mystiques et religions "chez dervy livres,
dans l'année de naissance de n'autre tchingene
page mise en fabrique le jour d'aubin, d'alban
qui selon nominis, vient de l'étymologie latine albus, blanc
ensemble, en maaty, en joie
sur le chemin, voie en mahabba, en amour amitié … .
aujourd'hui, dans n'autre boh'aime
avec pour tout bagage, sa tendresse

son amour qui fracasse le temps,
n'autre tombeau ... .
maïté, jabamiah, n'autre force silencieuse !
toujours, sempre ... .
pour des rendez-vous d'exception, sur cette voie d'éternité
quand les termites traceurs reviennent à la lumière,
ouvrent leur termitière, ressentir la douceur du souffle de paix,
retrouvée ... .
sur n'autre chemin de poèmes, de poètes en absolu, en bohème ... .
marcher ensemble, en amour amitié, vers n'autre voie en mahabba,
dans l'onde de nos poètes forgerons, nos sacrées âmes forgeronnes,
denis ledogar, hélène ségara, maïté sovet, arthur rimbaud ... .
onde de paix, vers un termitisme renaissant ... . sentier de termites, parfum de paix ... .
sur le cahier de l'amitié, vaisseau à l'ancrage ... .
sur n'autre île, termitière
avec
maïté
titi
... .
maillons en amitié, prophètes de bonnes nouvelles, traceurs de paix